Mercredi 2 juillet 2014
Opéra d’été 2014
à la rencontre d’un nouveau public estival
Désireux d’aller toujours vers un public plus large et de démocratiser toujours davantage la culture, l’Opéra national de Paris va à la rencontre d’un nouveau public grâce à une initiative baptisée "Opéra d’été".
Il s'agit de projections gratuites sur grand écran et en plein air de productions lyriques et chorégraphiques de l'Opéra de Paris. Cette année, quatre spectacles seront diffusés : deux ballets de Noureev, La Belle au bois dormant et Don Quichotte, ainsi que deux opéras, Carmen de Bizet et Aida de Verdi.

Lancé à titre expérimental à l’été 2013, Opéra d’été a remporté un vif succès et 5000 estivants ont pu assister gratuitement à des projections, dans d’excellentes conditions à La Baule le 10 août 2013 au Parc des Dryades et à Bayonne le 16 août 2013 dans les Arènes de la ville.

Fort de cette réussite et de l’enthousiasme des deux municipalités, l’Opéra national de Paris a souhaité proposer à d’autres communes l’opportunité de participer à Opéra d’été durant l’été 2014. Une convention de partenariat entre l’Opéra national de Paris et l’Association des maires de France a été signée à l’automne 2013 et l’Association des maires de France a ainsi proposé à ses adhérents de postuler à l’organisation d’une projection.

Près de dix communes ont souscrit au projet Opéra d’été et offriront ainsi cet été aux estivants des projections gratuites :

· Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or) diffusera Carmen le 16 juillet dans les jardins de la Mairie
· Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes) diffusera Aida le 28 juillet et Don Quichotte le 11 août au Théâtre en plein air Robinson
· Paimpol (Côtes-d’Armor) diffusera Carmen le 14 août sur son champ de foire
· Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) diffusera Aida le 17 août sur les remparts de la ville
· Corbigny (Nièvre) diffusera Aida le 15 août et La Belle au bois dormant le 16 août dans la cour de son Abbaye
· Saint-Pierre (Saint-Pierre et Miquelon) diffusera Aida le 15 août et La Belle au bois dormant le 23 août dans la cour de son espace culturel
· La Baule (Loire-Atlantique) diffusera Aida le 16 août au Parc des Dryades
· Allonnes (Sarthe) diffusera Carmen le 22 août sur la plaine de Chaoué
· Reims (Marne) diffusera Carmenles 22 et 23 août au Cryptoportique (Programme prévisionnel)

 

les oeuvres

carmen

Musique de George Bizet (1838-1875)

Poème d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy
tiré de la nouvelle de Prosper Mérimée


Il faut méditerraniser la musique. C’est ce qu’écrivait Nietzsche – en français ! – ayant entendu Carmen pour la vingtième fois. Il était reconnaissant à Bizet, dix ans après « Tristan », d’en avoir composé l’antithèse, et même l’antidote. Loin des vapeurs de l’idéal wagnérien, celui-ci avait mis sur la scène de l’Opéra- Comique une passion fatale, violemmentéclairée et écrasée par le soleil de l’Espagne. Le philosophe y voyait une révélation et une délivrance. « L’oeuvre a gardé de Mérimée la logique dans la passion, la concision du trait, l’implacable rigueur ; elle a surtout ce qui est propre aux pays chauds, la sécheresse de l’air. Là parle une autre sensualité, une autre sensibilité, une autre gaîté sereine. Cette musique est gaie, mais pas d’une gaîté française ou allemande. Sa gaîté est africaine. L’aveugle destin pèse sur elle, son bonheur est bref, soudain, sans merci. Enfin l’amour, l’amour re-transposé dans la nature originelle ! L’amour conçu comme un fatum, une fatalité, l’amour cynique, innocent, cruel ! L’amour, dans ses moyens la guerre, dans son principe la haine mortelle des sexes. » Philippe Jordan dirige le chef-d’oeuvre de Bizet pour son retour attendu à l’Opéra de Paris.

Philippe Jordan Direction musicale
Yves Beaunesne Mise en scène
Damien Caille-Perret Décors
Jean-Daniel Vuillermoz Costumes
Jean Gaudin 
Chorégraphie
Marion Bernède Dramaturgie
Patrick Marie Aubert
Chef du Choeur


Avec Nikolai Schukoff, Anna Caterina Antonacci, Ludovic Tézier, Edwin Crossley-Mercer; François Piolino, François Lis, Alexandre Duhamel, Genia Kühmeier, Olivia Doray, Louise Callinan; Philippe Faure,  Frédéric Cuif

aida

Opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi (1813-1901)

Livret d’Antonio Ghislanzoni d’après Auguste Mariette

En langue italienne

Avec sa fascination pour l’Egypte, l’Europe du XIXe siècle semble s’être embarquée sur quelque bateau ivre, s’éerveillant des couleurs du Nil et du ciel, redécouvrant ces monuments qui sont moins des palais et des villes que des sanctuaires énigmatiques de la folie et du génie humains. De cette égyptomanie, Aida est l’un des plus célèbres témoignages et cependant l’un des plus contradictoires : faite à l’initiative d’Ismaïl Pacha, la proposition d’une création pour le nouveau Théâtre du Caire, et à l’occasion de l’inauguration du canal de Suez, fut d’abord refusée par Verdi puis acceptée avec condescendance. Rien dans l’univers de Verdi ne le prédisposait en effet à l’exotisme et Aïda ne devait être en rien une concession. Cet opéra qui doit célébrer, comme on le fait en des occasions si solennelles, la concorde universelle, l’harmonie entre les peuples, est tout entier un opéra de guerre : celle qui oppose l’Egypteà l’Ethiopie n’est presque rien face à celle qui oppose les personnages entre eux. Et leurs sanglants affrontements doivent à leur tour s’incliner devant les combats intérieurs que se livre chacun des personnages. Œuvre à la fois flamboyante et hiératique, spectaculaire et intérieure, l’un des plus beaux chefs-d’œuvre de Verdi revient enfin à l’Opéra de Paris après plus d’un demi-siècle d’absence.

Philippe Jordan Direction musicale
Olivier Py Mise en scène
Pierre-André Weitz Décors et costumes
Bertrand Killy Lumières
Patrick Marie Aubert   Chef de Choeur

Avec Carlo Cigni, Luciana D’Intino, Oksana Dyka, Marcelo Alvarez, Roberto Scandiuzzi, Sergey Murzaev, Elodie Hache


Réalisation : Vincent Massip
Coproduction Opéra de Paris Production, Telmondis, Mezzo


don quichotte

Rudolf Noureev

Ballet de l’opéra national de Paris, d'après quelques épisodes du roman de Miguel de Cervantès

« Le Chevalier à la triste figure » et son fidèle écuyer, Sancho Pança, mêlés aux amours tumultueuses de l’étourdissante Kitri et du séduisant Basilio, dans un ballet riche en couleurs, humour et virtuosité. Don Quichotte de Marius Petipa fut crée à Moscou en 1869 sur une partition de Ludwig Minkus et connut, dès sa création, un immense succès. La nouveauté tenait à la rupture avec l’univers surnaturel du ballet romantique. Conçu comme une pièce de théâtre, l’œuvre avait des héros bien réels, une intrigue et des scènes solidement construites. Le livret et la chorégraphie furent transmis sans interruption en Russie mais la version de Petipa resta longtemps inconnue en Occident. En 1981, Rudolf Noureev fait entrer le ballet au répertoire de l’Opéra de Paris dans sa propre version. Tout en reprenant les grandes pages classiques et les fougueuses danses de caractère, le chorégraphe accentue encore la part de comédie et imagine un spectacle particulièrement vif et enjoué. En 2002, Alexandre Beliaev et Elena Rivkina sont invités à créer de nouveaux décors et costumes tout spécialement pour l’Opéra Bastille. S’inspirant des peintures de Goya, ils déploient une série de tableaux éblouissants, illuminés par les costumes aux couleurs chaudes et chamarrées de l’Espagne et les tutus irisés du monde féerique des dryades..

Avec les Etoiles Dorothée Gilbert, Karl Paquette
Les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l'Opéra national de Paris

Ludwig Minkus Musique
John Lanchbery Arrangements
Rudolf Noureev Chorégraphie et mise en scène d’après Marius Petipa (Opéra national de Paris, 1981)

 
Direction musicale Kevin Rhodes
Orchestre de l’Opéra national de Paris

Réalisation : François Roussillon
Coproduction Opéra de Paris Production, ARTE France, François Roussillon et Associés

la belle au bois dormant

Rudolf Noureev

D’après le conte de Charles Perrault

« Ballet des ballets », comme le qualifiait Rudolf Noureev, La Belle au Bois Dormant demeure un des joyaux du patrimoine de la danse. Crée en 1890 au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, il est l’œuvre conjuguée du chorégraphe Marius Petipa et du compositeur Tchaïkovski. S’inspirant du conte de Charles Perrault, ils conçoivent un « ballet féerie » où s’entremêlent le rêve et la réalité, où fées et marraines, forces du Bien et du Mal se disputent le sort de deux jeunes gens. Il faut attendre 1989 pour que Rudolf Noureev remonte l’œuvre pour le Ballet de l’Opéra d’après la chorégraphie originale. Reprenant le découpage de la structure de la pièce, transmis par des générations de danseurs, il conçoit une chorégraphie éblouissante de virtuosité académique, entre fastueux ensembles et pas de deux. La somptuosité des décors et costumes imaginés par Ezio Frigerio et Franca Squarciapino recréent la splendeur de l’un des plus achevés et brillants chefs-d’œuvre du répertoire classique.

Avec les Etoiles Eleonora Abbagnato, Mathieu Ganio, Myriam Ould-Braham, Mathias Heymann
Les Premiers Danseurs et Le Corps de Ballet de l’Opéra national de Paris

Piotr Ilitch Tchaïkovski Musique
Rudolf Noureev d’après Marius Petipa (Opéra national de Paris, 1989) Chorégraphie et mise en scène
Ezio Frigerio Décors
Franca Squarciapino Costumes
Vinicio Cheli 
Lumières
     
Fayçal Karoui Direction musicale
Orchestre de l’Opéra national de Paris
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