Jeudi 17 juillet 2014
Les Ballets suédois
Le catalogue de l'exposition est disponible !
Un très bel ouvrage sur les Ballets Suédois vient de paraître pour compléter l'exposition qui se tient jusqu'au 17 septembre à la Bibliothèque-Musée de l’Opéra.
La compagnie de ballet qui, par son engagement dans les avant-gardes internationales, a été la grande concurrente de celle de Diaghilev, fut créé par Rolf de Maré et donna plus de 700 représentations lors de cinq « saisons » de spectacles à Paris et dans le monde entre 1920 et 1925.

Un peu éclipsée par les Ballets Russes, la compagnie remporte malgré tout un grand succès tant sur le plan chorégraphique que sur celui de la fusion des arts (danse, poésie, musique, décors, costumes, cinéma, scénographie, etc...) En effet, les Ballets Suédois réunissent les plus grands créateurs de l’époque : les compositeurs Claude Debussy, Darius Milhaud, Isaac Albeniz, Alfredo Casella, Germaine Tailleferre, Erik Satie, Arthur Honegger, Cole Porter, le chef d’orchestre Désiré-Emile Ingelbrecht, les poètes Blaise Cendrars, Paul Claudel, Luigi Pirandello, Jean Cocteau, Riciotto Canudo, les peintres Fernand Léger, Giorgio De Chirico, Pierre Bonnard, Jean Hugo, Foujita et Francis Picabia.

Cet ouvrage est l’occasion de redécouvrir Jean Börlin (1893-1930), le chorégraphe de la compagnie. Élève préféré de Michel Fokine, il a su transgresser sa formation classique pour inventer un vocabulaire chorégraphique plus libre, expérimentant de nouveaux modes d’expression artistique. Il présente également les chefs-d’oeuvre inédits des collections de la Bibliothèque-musée de l’Opéra provenant des archives données par Rolf de Maré en 1952 : maquettes de décors et de costumes de Fernand Léger, Nils de Dardel, d’Alexandre Alexeieff ; costumes de scènes, photographies de ballets et de danseurs, affiches de spectacles, peintures et sculptures de Karl Hofer ou des frères Martel, autant de témoignages déterminants pour l’histoire des arts plastiques et des arts de la scène sous toutes leurs formes (mime, pantomime, danse folklorique, danse moderne, performance...). Il insiste enfin, sur la postérité des Ballets Suédois à l’Opéra de Paris qui engage l’Étoile de la compagnie suédoise, Carina Ari, qui fait travailler les peintres (Léger, De Chirico) et les musiciens (Milhaud, Honegger,…) et accueille une reconstitution de Relâche par Moses Pendelton en 1979.

Abondamment illustré l’ouvrage présente le répertoire des Ballets Suédois : La boîte à joujoux (Leksakslådan), La création du monde (Världens skapelse), Dansgille, Derviches , El Greco, L’homme et son désir (Människan och hennes längtan), Iberia, La jarre (Krukan), Jeux, Maison de fous (Dårhuset), Marchand d’oiseaux(Fågelhandlaren), Les mariés de la Tour Eiffel (Bröllopet på Eiffeltornet), Nuit de Saint-Jean (Midsommarvaka), Offerlunden, Pas de deux [puis Divertissement, puis Chopin], Le porcher (Svinaherden), Relâche, Entracte, Cinésketch, etc.al

Il s’agit d’un véritable livre de référence qui donne des informations concrètes et précises sur la liste des représentations, le répertoire, la composition de la troupe, les collaborations… avec en fin d’ouvrage un inventaire des sources conservées à la Bibliothèque du Musée de l’Opéra.

Les Ballets suédois, une compagnie d'avant-garde

L'exposition
Bibliothèque Musée du Palais Garnier, du 11 juin au 17 septembre 2014. 

L'ouvrage
Par Mathias Auclair, Frank Claustrat et Inès Piovesan
Format : 24 x 21,5 à l’Italienne
Nombre d’illustrations : environ 200
Ouvrage broché
Imprimé sur papier couché mat 150 g 

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