Nicolas Fayol
Mardi 5 novembre 2013
Enveloppes timbrées
Ouverture de la saison Jeune Public
Du 7 au 9 novembre, découvrez le premier spectacle de la saison Jeune Public. Enveloppes timbrées de Sébastien Lefrançois dévoile le conflit intime entre l'être et le paraître, montre comment chacun négocie avec ses contradictions, parfois jusqu'au ridicule. Alliant gestuelle hip hop et mélodie du violoncelle, les quatre interprètes donnent corps à ce que nous cachons à même la peau.

La peau est le témoin de notre identité et de notre héritage. Pourtant, l’être humain cherche sans cesse à modifier cette enveloppe naturelle et son prolongement vestimentaire, entrant dans un processus de mimétisme inhérent à toutes les sociétés.

Dans cette nouvelle création, Sébastien Lefrançois décortique ce conflit intérieur - comment chacun « négocie » avec son propre mensonge, ses contradictions - et le ridicule qui en découle, jusqu’à révéler le clown qui est en chacun de nous - celui-ci danse entre le monde qui le regarde et les dérapages dans lesquels il s’enlise.

La première approche du chorégraphe a été une récolte curieuse et ouverte de témoignages. En effet, si la peau est le reflet de notre santé organique, le miroir de notre âme, si elle porte en elle la trace de nos expériences de vie, il a été nécessaire pour Sébastien Lefrançois d’appréhender la diversité des possibles et de nourrir son propos de témoignages, pour aller au-delà de sa propre expérience et de celles de ses interprètes. Comme à son habitude, il a étayé sa recherche artistique au travers des ateliers amateurs, véritable « laboratoire du réel ». Il a travaillé pour Enveloppes timbrées avec des personnes de différents âges, sexes, horizons, sur le rapport intime et social à la peau, à travers l’expression corporelle ou par le simple témoignage. Sébastien Lefrançois a souhaité intégrer à sa création le violoncelle, instrument privilégié pour traduire le toucher, le frottement de la peau, ses vibrations… Il a collaboré avec Lih Qun Wong, violoncelliste compositrice, qui travaille aux frontières du classique et de l’électronique. Sa composition symphonique s’organise autour des différentes couches épidermiques et de l’enveloppe extérieure que s’inflige l’homme au gré des époques et des civilisations.

Enveloppes timbrées : les 7, 8 et 9 novembre à l'Amphithéâtre Bastille
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