Les adieux deClairemarie Osta
Adieux émouvants pour la Danseuse Étoile Clairemarie Osta lors de la dernière représentation de L'Histoire de Manon, dimanche 13 mai au Palais Garnier.
Béjart KabukiLe Tokyo Ballet au
Palais Garnier du 18 au 22 mai
Parmi les multiples facettes du chorégraphe, il y avait chez Maurice Béjart une fascination pour la culture nippone dont il s’est profondément imprégné. Au point d’imaginer, pour le Tokyo Ballet, une oeuvre puisant aux sources mêmes de la tradition ancestrale japonaise. Invitée au Palais Garnier, la compagnie présente ce grand ballet dans lequel se mélangent orient et occident, tradition et modernité.
Il faut s’être trouvé avec Maurice Béjart au Japon pour comprendre à quel point le grand chorégraphe avait fait sienne la culture de ce pays. Certains signes étaient plus extérieurs, comme le fait de dormir à l’hôtel dans une chambre « à la japonaise ». D’autres étaient bien plus significatifs, telle la manière dont il était accueilli au Théâtre Kabuki de Tokyo, équivalent de notre Comédie-Française. Là, des acteurs aux figurants, tout un chacun le considérait avec le plus grand respect et comme l’un des leurs. Il vous expliquait chaque détail du spectacle révélant une connaissance absolue de ce patrimoine artistique dont l’authenticité le fascinait.
On lui proposa de mettre en scène des Nô de Mishima dans ce théâtre national. Il refusa, par humilité, préférant le faire à Paris, dans la traduction de Marguerite Yourcenar : « Je n’ai pas appris le japonais, mais j’ai beaucoup appris sur le Japon ». Et puis, il aimait rappeler que son vaste périple de « Wanderer » à travers le monde avait commencé par l’Orient, grâce à une culture acquise inconsciemment dès le plus jeune âge auprès d’un père grand orientaliste. Il aimait ainsi raconter : « Quand j’ai fait Kabuki en 1986 pour le Tokyo Ballet et Eric Vu-An, j’avais imaginé une scène dans une maison de geishas. Je voulais que les danseuses japonaises, même avec leurs chaussons de pointes, marchent comme des geishas. C’était impossible. Elles n’y arrivaient pas. Elles avaient perdu cette tradition, cet instinct. Je leur ai montré comment faire et le professeur de danse japonaise que j’avais convoqué s’est étonné : “Mais vous marchez exactement comme une geisha, alors que les danseuses n’y arrivent pas.” Au bout d’un mois de travail, elles y sont quand même arrivées. » Il pouvait multiplier les anecdotes de ce type, montrant combien cette civilisation trouvait spontanément d’échos en lui.
On ne peut donc s’étonner des liens très étroits qu’il tissa avec le Tokyo Ballet. Cette brillante compagnie fut fondée en 1964 grâce à Tadasugu Sasaki qui, avec une direction artistique exigeante, lui donna vite un très haut niveau professionnel. Dès ses premières tournées en URSS en 1966, la compagnie remporta un immense succès qui la plaça parmi les plus demandées dans le monde, d’autant qu’elle pratiqua tout de suite un répertoire occidental et oriental, aussi bien classique que contemporain. Les plus grands chorégraphes européens voulurent ensuite créer pour elle. Ce furent, par exemple, outre Kabuki en 1986, Bugaku en 1989 et M en 1993 de Maurice Béjart, Seven Haiku of the Moon en 1989 et Seasons-The Colors of Time en 2000 de John Neumeier, ainsi que Perfect Conceptions de Jirí Kylián en 1994. Le Tokyo Ballet fut aussi l’une des premières compagnies, avec l’Opéra national de Paris, à qui Béjart donna ses plus importants ballets comme Petrouchka, Le Sacre du printemps, L’Oiseau de feu (créé pour le Ballet de l’Opéra de Paris), Boléro. Mais c’est sans doute Kabuki qui illustre le mieux cette osmose étonnante entre le génie de Béjart et ce que le Tokyo Ballet incarne dans le monde de la danse, un lien entre un patrimoine ancestral, la danse classique et la création d’aujourd’hui. Le ballet raconte la légende des quarante-sept rônins, qui remonte au XVIIe siècle. Ils furent condamnés à un suicide rituel collectif après avoir vengé la mort de leur chef, lui-même injustement condamné à la même peine. À l’origine paysans errants à la recherche de travail après avoir perdu leurs terres, les rônins furent ensuite assimilés aux samouraïs qui vendaient leurs services pour défendre telle ou telle cause. L’action du ballet commence dans le Tokyo d’aujourd’hui où un groupe de jeunes rockers regarde la télévision, avant que leur chef, découvrant une épée ancienne, ne fasse tout basculer dans le passé. Toute l’histoire se déroule alors dans un crescendo permanent jusqu’à la grandiose scène finale, moment d’une puissante intensité émotionnelle engendrée par une chorégraphie d’une incandescente pureté, point culminant de toute l’oeuvre.
Aujourd’hui encore, entre quelques buildings ultra modernes, on trouve dans le centre de Tokyo le petit cimetière où sont enterrés les quarante-sept rônins et où viennent en pèlerinage de nombreux Japonais, le plus souvent en costume traditionnel, preuve de la pérennité de cette histoire mi-historique mi-légendaire dans la mémoire collective japonaise et que le ballet de Béjart a rendue universelle.
Gérard Mannoni
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Opéra Vidéo / Tournée du Ballet
aux États-Unis
Le Ballet de l’Opéra de Paris se rend aux Etats-Unis du 26 juin au 22 juillet pour une tournée qui l’entraînera à Chicago, Washington et New York.
(voir la bande-annonce de la tournée ci-contre)
Invitée pour la première fois à Chicago, la Compagnie interprètera, du 26 juin au 1er juillet, Giselle et un programme français réunissant Boléro de Maurice Béjart, Suite en blanc de Serge Lifar et L’Arlésienne de Roland Petit. La tournée se poursuivra à Washington avec Giselle du 5 au 8 juillet sur la scène du Kennedy Center et se terminera du 11 au 22 juillet à New York, au célèbre Lincoln Center pour présenter, après plus de 15 ans d’absence, Giselle, le programme français et le mythique Orphée et Eurydice de Pina Bausch.
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En vidéo /Ludmila Pagliero et Josua Hoffalt nommés Danseurs Etoiles
de l’Opéra national de Paris
A l'issue des représentations de La Bayadère de Rudolf Noureev, deux Danseurs Etoiles de l'Opéra national de Paris ont été nommés :
La
nomination de Ludmila
Pagliero le 22 mars
La nomination de Josua Hoffalt lors la première représentation le 7 mars
Ludmila Pagliero nommée Danseuse Étoile
de l’Opéra national de Paris
Sur proposition de Brigitte Lefèvre, directrice de la danse, Ludmila Pagliero a été nommée danseuse étoile du Ballet par Nicolas Joel, directeur de l'Opéra National de Paris, à l'issue de la représentation de La Bayadère de Rudolf Noureev - au cours de laquelle elle interprétait le rôle de Gamzatti – à l’Opéra Bastille, le jeudi 22 mars 2012
Ludmila Pagliero interprètera à nouveau ce rôle les 24 et 27 mars 2012.
Cette représentation du 22 mars 2012 était diffusée en direct dans plus de 100 salles en France et en
Europe (cinémas Gaumont Pathé, Kinépolis, Cinéville, Cap-Cinémas, Ciné-Alpes et des dizaines de
cinémas indépendants) en association avec Pathé Live.
Avec le soutien de la
mécène des retransmissions audiovisuelles de l’Opéra national de Paris
Ludmila Pagliero sera distribuée prochainement dans Appartement de Mats Ek au Palais
Garnier les 30 et 31 mars 2012 puis dans L’Histoire de Manon de Kenneth MacMillan,
présenté au Palais Garnier du 21 avril au 13 mai 2012.
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En vidéo / La saison 2012-2013
Revoir l'intégralité de la présentation
L'Opéra national
de Paris vous invite à revoir la présentation de sa prochaine saison diffusée le dimanche 18 mars de l'Opéra bastille.
Présentée par Madame Brigitte Lefèvre, Directrice de la Danse, et Monsieur Christophe Ghristi, Directeur de la Dramaturgie.
En vidéo / Pelléas et Mélisande
Revoir l'intégralité du spectacle
Vendredi 16 mars à 19h30, Pelléas et Mélisande - sous la direction de
Philippe Jordan et dans la mise en scène de Robert Wilson a été diffusé
en direct sur les sites operadeparis.fr
et medici.tv.
Retrouvez l'intégralité du spectacle jusqu'au 16 juin 2012.

La captation audiovisuelle réalisée par Philippe Béziat,
produite par Idéale Audience, avec la participation de Medici.tv, de
l'Opéra national de Paris et le soutien de la Fondation Orange, mécène
des retransmissions audiovisuelles.
Une diffusion en streaming aura lieu sur les deux sites jusqu'au 16 juin 2012.
PARTENAIRES MEDIA ET TECHNIQUES
MÉCÈNE DES RETRANSMISSIONS AUDIOVISUELLES DE L’OPÉRA NATIONAL DE PARIS
COPRODUCTION AVEC LES SALZBURGER FESTSPIELE
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Quand des collégiens rencontrent Philippe FénelonDix mois d’École et d’Opéra
Lundi 06 février 2012 les élèves de 4ème3 du collège Gustave Flaubert, Paris 13°, en première année dans le programme Dix mois d’Ecole et d’Opéra, ont rencontré Philippe Fénelon au Palais Garnier. L’occasion pour eux de lui poser des questions sur son parcours de compositeur et sur son actualité à l’Opéra national de Paris : La Cerisaie. Au cours de ce riche partage, les élèves ont exprimé ce que représentait pour eux l’idée d’une Cerisaie.
©Christophe Pelé / ONP
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« Mon héritage, c'est mon passé. Mon histoire m'a rendue forte; grâce à
mon héritage, je suis devenue celle que je suis; Ma parcelle est notre
foyer. J'aurai toujours un endroit où aller car ma parcelle est un
cadeau de mon arrière-grand-mère que je n'ai pas connue, de qui je tiens
mon deuxième prénom. Le plus beau cadeau que je puisse offrir à mes
enfants, c'est mon amour, ma force, un foyer et l'histoire de ma famille
qui deviendra la leur. Je leur parlerai des femmes, des femmes, car
c'est elles qui m'ont élevée et tout appris. »
Aurore Peck
« Ma Cerisaie, c'est l'Afrique, un pays pauvre mais heureux; qui arrive à aimer leur vie malgré les souffrances. »
Diaba Coulibaly
« Je me souviendrai à tout jamais de l'un des endroits les plus beaux du
monde, une des forêts, vers le sud du Congo et le plaisir de voir mon
arrière-arrière grand-mère m'offrir un collier qui a fait plus de cinq
générations et que j'ai l'honneur de porter avec fierté et que je
transmettrai à mes enfants, aux générations futures. »
Elizangela Dos Santos
« Pour moi, ma Cerisaie, c'est l'endroit où je vais chaque année, c'est
la Bretagne où toute ma famille s'est toujours retrouvée et où l'on se
retrouvera toujours; c'est là-bas où je me sens bien et j'y pense
souvent. »
Philippe Bollot
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Découvrez le site de la Tétralogie 2013
Lors de la saison 2012-2013, la Tétralogie de Richard Wagner revient à l'affiche de l'Opéra de Paris. Retrouvez des extraits vidéo, musicaux, photographies de spectacles, témoignages et entretiens avec les artistes sur notre site ring.operadeparis.fr
et abonnez-vous dès maintenantEn vidéo / Les Artisans de la magie
à la découverte des métiers de l'Opéra
L'Opéra national de Paris vous invite à explorer les coulisses de la création à travers cette série documentaire de six reportages réalisés dans les ateliers de l'Opéra : une commande au réalisateur François Roussillon. Toiles peintes, lumière, décors, découvrez les trois premiers épisodes, consacrés aux secrets de La Dame du lac et de Mathis le peintre.
Roger Pic, un photographe à l'Opéra (1959-1970)
Exposition virtuelle
Dans l’histoire de la photographie de scène, il y a eu un avant et un après Roger Pic. Né en 1920, Roger Pinard, de son vrai nom, découvre le théâtre dans les années décisives de l’après-guerre. Son amour de la scène ne le quittera plus. Devenu photographe, il pose son objectif dans les salles de spectacle pour capter les mouvements éphémères de la représentation. Son art de la photographie marque une révolution : le passage des portraits posés en studio aux images prises sur le vif. À l’Opéra de Paris, où il officie entre 1959 et 1970, ses reportages retracent une période d’effervescence artistique, qui voit se croiser la fine fleur de l’art lyrique et chorégraphique, et entrer au répertoire quelques créations capitales. Cette première exposition virtuelle réalisée conjointement par l’Opéra national de Paris et la Bibliothèque nationale de France, vous invite à revivre ces années vues par Roger Pic, au fil de quatre galeries thématiques. Quatre textes présentent cette figure majeure de la photographie au XXe siècle qui, en posant son regard sur le théâtre, en a modifié durablement notre perception.
Visiter l'exposition virtuelle...
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Le site Internet de l’Opéra national de Paris est le site d’opéra le plus visité du web européen et le second du web mondial : 3,7 millions de visites pour la saison 2009-2010, avec une moyenne mensuelle de 2,3 millions de pages vues. Mobilité oblige, son contenu se découvre désormais dans son application iPhone. Les utilisateurs bénéficient d’un accès continu et immédiat à l’actualité des théâtres, à l’intégralité de la programmation illustrée par des extraits vidéos des productions et par des interviews d’artistes, à la galerie de photos qui conduit à la découverte du Palais Garnier, à la billetterie et aux informations pratiques : une réactivité permanente qui fait la force du site web, et qui vous permet, grâce à cette application iPhone « operadeparis », de rester informés des derniers événements.














