Archives - Saison 2009-2010
mars 2010
Vendredi 19 mars 2010
Récital du pianiste Romain Descharmes Récital du pianiste Romain Descharmes
Le Calme des puissances jeudi 25 mars 2010 à l'Amphithéâtre Bastille

Assurément l'un des pianistes les plus sensibles de sa génération, Romain Descharmes interprète à l'Amphithéâtre des oeuvres de Fénelon, Scriabine, Ravel et Chabrier : un écho au Faust donné en ce moment sur la scène du Palais Garnier.


Né en 1980, Romain Descharmes étudie le piano, la musique de chambre et l'accompagnement vocal au Conservatoire de Paris. En 2006, il remporte le Premier Prix du Concours International de Dublin. Il se produit en récital sur les scènes prestigieuses du Carnegie Hall à New York, du Wigmore Hall à Londres, du National Concert Hall à Dublin, du Minato Mirai Hall à Yokohama et du Tsuda Hall à Tokyo. Il accompagne le Midland Symphony Orchestra, le National Symphony Orchestra of Ireland, l’Orchestra del Lazio ainsi que le Shanghai Philarmonic Orchestra, le Berliner Philarmoniker Quintett et l'Ensemble Court-Circuit. Il a enregistré des disques consacrés à Brahms, à  Ravel, et aux compositeurs du début du XXème siècle, pour lequel il a bénéficié des conseils de Pierre Boulez.


Lors de ce récital, la Sonate n°5 de Scriabine, Quatre Pièces pittoresques de Chabrier et La Valse de Ravel feront escorte au Calme des puissances, la pièce de Philippe Fénelon donnée en écho à son Faust actuellement à l'affiche du Palais Garnier. "Le Calme des puissances, pour piano, est composé d’un seul grand mouvement où l’on remarque avant tout la succession de fragments très diversifiés qui développe la dramaturgie de l’œuvre. Si la matière musicale semble saisissable, car elle procède par association historique, le potentiel technique du piano permet de dépasser cette simple évocation. L’enchaînement rapide des opérations de l’écriture - répétitions, inversions, quadrillage, brouillages de mesures, mouvements entrecroisés… - en est l’élément principal. De la plus petite unité à la plus grande, l’angle selon lequel l’œuvre est agencée donne le sujet de la pièce qui voyage selon une logique provoquée par le premier geste musical sous forme de deux accords. La diversité de l’agencement des motifs reliés entre eux par des constructions symétriques, apparemment semblables, donnent ainsi l’essor à des dynamiques et des chants extrêmes pour styliser les traces des puissances harmonieuses." (PHILIPPE FENELON)


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