Présentation
Le bal bat son plein lorsque le rideau se lève. Les danses retentissent comme aux grandes fêtes d’autrefois. Mais dans le salon en décrépitude, se déroule l’ultime chapitre de l’histoire de cette maison. Après la mort accidentelle de son fils Gricha, Liouba a abandonné la propriété pendant cinq ans. Pour ne pas céder à sa douleur, elle s’est laissée emporter par la superficialité d’une vie factice sur la Côte d’Azur où elle est tombée amoureuse. Les dettes se sont accumulées. Le monde évolue et la société change. La cerisaie est appelée à disparaître. Lopakhine, qui vient d’acheter la maison où son père servait, est obsédé de montrer sa réussite à des gens qui connaissent pourtant tout de lui. Les souvenirs reviennent par flots. Un orchestre de scène fait entendre des musiques du passé. On essaie de tromper le temps. Ceux qui ont vécu là essaient de masquer leur déconvenue devant l’inévitable séparation. Pour oublier la situation, ils se laissent entraîner dans l’ambiance frivole et le vertige des danses de ce dernier bal. Après Salammbô et Judith, Philippe Fénelon crée un troisième opéra à l’Opéra de Paris, La Cerisaie, d’après la dernière pièce de Tchekhov.










