Convaincue que la langue que parle un compositeur modèle sa musique, Hilda Paredes aime à travailler la voix dans toutes ses singularités expressives. Dans Canciones lunáticas, sur des poèmes de Pedro Serrano (né en 1957), celle du contre-ténor Jake Arditti semble s’affranchir de toute raison. Dans Altazor, d’après le poète créationniste chilien Vicente Huidobro (1893-1948), c’est avec le baryton Guillermo Anzorena et les outils d’informatique musicale de l’Ircam que la compositrice poursuit son exploration phonétique de la langue. De son côté, Jorge Torres Sáenz se décrit comme un musicien philosophe (et vice versa). Tirant son inspiration de ses lectures de Wajdi Mouawad ou de Dante, il recherche la coexistence entre l’image poétique et les sensations acoustiques, et se joue de la mémoire, qu’elle soit intime ou anhistorique. Éminent pédagogue – Hilda Paredes et Jorge Torres Sáenz sont tous deux passés par sa classe –, Mario Lavista est sans doute en partie responsable de la richesse de cette nouvelle génération : il lui a ouvert les portes de la nouvelle musique, par son enseignement comme par sa musique.
| Hilda Paredes | Altazor pour baryton, ensemble et électronique (réalisation informatique musicale Ircam, LORENZO BIANCHI) COMMANDE DU FESTIVAL D’AUTOMNE À PARIS |
| Hilda Paredes | Canciones lunaticas Trois chants pour contre-ténor et quatuor à cordes |
| Mario Lavista | Refl ejos de la noche pour quatuor à cordes |
| Jorge Torres Sáenz | Cicatrices de luz pour ensemble avec accordéon Por entre el aire oscura pour clarinette et quatuor à cordes |
Guillermo Anzorena Baryton
Jake Arditti Contre-ténor
Ensemble l’Instant Donné
James Weeks Direction
Quatuor Arditti
EN PARTENARIAT AVEC L'IRCAM-CENTRE POMPIDOU










