L’exécution des Études australes rend hommage à la dernière apparition à Paris de la compagnie Merce Cunningham, pour laquelle John Cage, pendant près de cinquante ans, aura composé deux pièces par an. Une même passion pour les ressources du hasard liait le chorégraphe et le musicien. Les Études australes sont conçues comme un duo pour deux mains absolument indépendantes et qui ne doivent jamais s’entraider. La place des objets fut déduite d’un grand atlas qui représentait les étoiles vues de l’hémisphère sud et leur enchaînement, du I Ching (Le Livre des oracles), dorénavant intégré dans un logiciel. Mais c’est le pianiste qui choisit sa vitesse de lecture et toutes les dynamiques. Les croisements de mains sont infernaux – la virtuosité diabolique de ces études est un éloge de l’effort et de la vertu du travail.
| John Cage | Etudes australes en quatre livres, pour piano (1974-1975) |
Frederic Rzewski, Stephen Drury Piano









